dimanche 31 janvier 2010

#36

Heil,

Une update un peu différente en ce début février. Mes excuses les plus plates aux trois personnes qui attendent fébrilement une chronique de leur chef d'oeuvre, ce sera fait début mars, promis. Les autres, ceux et celles qui ne croient pas, les impies, les hérétiques, les lecteurs de magazines, vous pouvez encore et toujours envoyer vos productions à l'adresse suivante :

On va laisser parler la musique avec un coup de promo pour mon pote Michael alias Culture Reject aka le meilleur one man band du monde, puis un focus sur le merveilleux label haut en couleurs Beko Records. Pop is the key.

C ya.

Buddy Satan x Noir Fluo



CULTURE REJECT
(ces mots ne sont pas les miens mais ceux de Julien Fernandez; je prépare une interview de Michael pour bientôt, puis sa musique se passe de commentaires et je n'ai de toute façon plus assez de mots intéressants à mon arc d'expression pour exprimer tout mon amour envers lui)


culture reject Pictures, Images and Photos

Culture Reject est le projet du multi-instrumentiste Canadien Michael O'Connell. Il a réalisé début 2009 un fabuleux premier album (Self Titled) sur White Whale Records, a tourné au Canada, en amérique, en France et en Europe pendant l'automne dernier (entre autres au festival Rockomotives et Iceland Airwaves).

ADA avait d'ailleurs séléctionné le magnifique titre "Beach" pour sa compilation n°18.
Un video clip du morceau Inside the cinema co-réalisé par Josh Warbuton et Peter Dreimanis a été récemment mis en ligne sur youtube, ainsi qu'une interview réalisée par France télévision lors du festival Rockomotives.

INSIDE THE CINEMA
http://www.youtube.com/watch?v=cX-riD5dVZk&feature=player_embedded

INTERVIEW FRANCE TELEVISION
http://www.youtube.com/watch?v=EgbMMOdFELs&feature=player_embedded


BEKO RECORDS


Photobucket

Ou quand l’envie de changement devient plus forte que le confort de la routine.

Fou qu’un type aussi conservateur (et casanier) que moi dise ça. J’en suis le premier étonné. Mais je suis mon instinct. Je glisse et me laisse aller à cette petite fantaisie. Pas de bons mots ni de chroniques assassines en ce joli mois de février 2010. Du mois, pas sous leurs formes habituelles.

Suite à un mail promo de Nafi aka Scott Serpent aka Monsieur 100000 Groupes aka le mec qui a sorti un disque sur In The Red, j’ai fait la connaissance de ce magnifique label qu’est Beko Records. Petite structure artisanale basée à Brest Métropole, Beko Records est ce qu’on appelle un « netlabel ». Comme un vrai label, mais sur le net. Mise à disposition gratuite de ses productions par le biais du téléchargement. Esthétique visuelle violemment colorée. Prise de risque maximum. Un single par semaine, disponible chaque lundi.



INTERVIEW ECLAIR


QUI SE CACHE DERRIERE BEKO ?
Deux amis passionnés de musique, dont un disquaire (et oui, il en reste!), toujours à la recherche de la nouveauté de bon goût
et peut-être du meilleur groupe du monde.

GENESE DU LABEL ET SIGNIFICATION DU NOM ?
Le label existe depuis octobre dernier avec l'envie de faire découvrir des groupes d'une facon simple voire ludique. Beko ? On est fan de cette noisy pop malgache avec ces longues ballades épiques à trois ou quatre voix chantées à l’origine lors des veillées funèbres.

POURQUOI UN NETLABEL ? C'EST OSE DE PROPOSER DE LA MUSIQUE GRATUITE DANS UN UNIVERS DE PLUS EN PLUS HADOPI-ISE...?
L'envie de changement après une expérience de près de dix ans avec mon ancien label et l'incompréhension de certains distributeurs, leur absence de soutien... Comment diffuser gratuitement de la musique ? Le digital le permet plus facilement. Et puis avec le Creative Commons les groupes conservent leurs droits. Libres à eux de les sortir sur un autre support (comme l'ont fait COUGH COOL sur cassette, SORE EROS et ETERNAL SUMMERS avec des titres qui seront sur leur albums à venir). Le but est d'augmenter la visibilité et la notoriété des artistes. Hadopi c'est un autre monde ! Chacun aspire à écouter et découvrir de nouvelles choses ici... haha, légalement...

L'IDENTITE DU LABEL EST MARQUE DANS LA POP ET TOUTE SA DIVERSITE. POURQUOI CETTE MUSIQUE ET PAS UNE AUTRE ? IMAGINES-TU SORTIR A L'AVENIR D'AUTRES SINGLES EXPLORANT DES GENRES MUSICAUX DIFFERENTS ?
Par goût. On a été bercé par cette musique mais on ne fait pas de généralité, quoi qu'on dise on est assez ouvert. Reste que la noisy pop, le shoegaze, la baggy pop sont importants pour nous. Actuellement il y a un retour en force de ces courants : nude & shitgaz (COUGH COOL, WONDER WHEEL), la chillwave (MILLION YOUNG). L'ambient (PINK PRIEST), le home recording (CLEM LEEK), l'expérimental (PRADADA, BLOOD), le garage (HANGING COFFINS), balearic (BATHCRONES), electro pop (PUBLIC SAFETY, JAMIE LONG) sont/seront representés sur Beko. Mais ca nous déplairait pas de sortir de la musique du monde (à l instar d'un Omar Souleyman, par exemple) du hip hop ou du doom. En revanche, on n'est pas encore prêt pour la chanson française !

IDENTITE MUSICALE MARQUEE ET ESTHETIQUE MARQUANTE...
En fait, on voulait que le site soit simple d'utisation et beau à la fois. Je pense que nos pochettes font le site : au début de simples couleurs et progressivement des formes géométriques. C'est à l'écoute des morceaux reçus que la cover est créée, avec parfois quelques désaccords et prises de tetes. C'est amusant à faire, je n'imagine pas confier ce travail à quelqu'un d'autre. J'aime trop les conflits

Y'A-T-IL VOLONTE DE PASSER AU SUPPORT PHYSIQUE ? PAS TENTE PAR LE 7' ?
Pas pour l'instant. Beko nous satisfait amplement. Promouvoir des groupes comme THE PROCEDURE CLUB ou THE DREAMS, c'est un pur bonheur. Avec Diesel Combustible j'ai sorti des 7" à petite échelle (TANK, OSAKA, COLOUR & CLIMAX). Expérience déjà faite. J'espère la renouveller plus tard. Des labels 7" comme Earworm, Bad Jazz ou Amberley restent des références.

SINGLE DONT VOUS ETES LES PLUS FIERS ?
Tous. On n'aurait aucun intéret à sortir un groupe que l'on aime pas.

BLAGUE PREFEREE ?
Je ne suis pas quelqu'un de très drôle. Peut-être celle du mille-pattes avec une jambe de bois, mais je ne me souviens pas de la fin...


CHRONIQUES DE LA MORT


DEATH & VANILLA (05/10/09)

Mort & Vanille. Quoi de mieux pour démarrer un label qu’une sucrerie en provenance de Malmö. Froide Suède. Chaudes voix féminines. Sur Godspeed, le beat est simplissime, le glockenspiel répétitif et les accords de guitare tragiques. Une préparation à la claque Ghosts In The Machine en face B (oui, j’oubliais, on parle de face A et B avec Beko, comme dans la grande tradition du 45 tours). Un putain de tube de ouf. Tu prends les mêmes ingrédients, beaucoup de drogues, des claviers hypnotiques, tu secoues, tu avales. Et tu trippes pendant trois heures. BROADCAST sous acides. Le morceau tourne en boucle. Dans ma tête comme dans mon Ipod. Impossible de l’en arracher. Puis un groupe qui cite THE UNITED STATES OF AMERICA comme influence ne peut qu’être passablement génial. Première sortie, première tuerie. Tu peux pas te tromper. / www.myspace.com/deathandvanilla

JAMIE LONG (05/10/09

C’est drôle comme tu peux pressentir les chocs dès les introductions des morceaux. Ce son légèrement distordu (ouais ok, je manque de vocabulaire technique), cette mélodie à la PET SHOP BOYS en plus scandinave, ces progressions d’accords lumineux… Pool House est un tube qui respire le soleil froid de Reykjavík. Y’a un petit quelque chose de SUPERHEROES chez ce jeune résident de Houston, Texas. Monaco, quant à lui, dégage de forts relents OMD période Enola Gay. Une petite mignardise électropop, une mélodie faussement folkloasiatique. Pas un morceau ultra marquant, si tu me demandes mon avis. / www.myspace.com/jamielonger

WOVEN TALES (12/10/09)

J’ai eu peur, j’ai cru que c’était WOVEN HAND. Heureusement, Beko Records a plus de goût que ça pour ne pas foutre en l’air son concept d’excellence au bout de trois releases et Brian Warden (le WOVEN TALES en question) n’a rien d’un cowboy défraîchi et dépressif. Point de country alternative à l’horizon non plus, mais une bonne dance music instrumentale minimale parsemée de sonorités world synthétisées. Ca me rappelle ce que je bidouillais sur mon Yamaha quand j’avais huit ans, que je me prenais pour Vangelis à force de trop écouter la musique des Chariots De Feu. J’avais enregistré une cassette de 90 minutes à l’époque, j’aimerais bien remettre la main dessus. Bon, soyons sérieux deux minutes, ces deux morceaux de WOVEN TALES ne cassent pas trois pattes à un cochon mort mais ça passe délicieusement bien en fond pour illustrer la rédaction d’un mail incendiaire à un tourneur un peu à côté de ses pompes. / www.myspace.com/woventales

SPLASH WAVE (19/10/09)

Rubin Steiner les considère comme « la relève ». Ok. La relève de quoi ? De la scène musicale de La Genétouze ? Bon, je veux pas contredire le monsieur. Une chose est sûre, le duo aime les synthés analogiques, les cavalcades épiques, Carpenter, Out Run et les années 80. Moi ça me fait penser à une version dépouillée de KAVINSKY ou à un ZOMBIE ZOMBIE sans batterie. Là où leur Shake The Razors Wheel me laisse un peu indifférent (les bonnes idées noyées dans le son), leur Liberation me souffle littéralement par la force de sa chevauchée sanglante (et pourtant c’était mal parti avec ces samples à la con). Rythmique martiale tellement évidente que tu ne peux que bouger la tête comme un teubé pendant les sept minutes et quelques que dure ce chef d’œuvre kraut. Trois signaux analogiques distincts, une même destinée : la tarte dans ta gueule. / www.myspace.com/splashwave

NUDE BEACH (26/10/09)

Bel enchaînement dans ton walkman. SPLASH WAVE est un duo assez épuisant, faut dire. NUDE BEACH est un quatuor vachement plus relaxant. Ce Don’t Confuse Me With Facts apaise par la grâce de ses arpèges de guitare SONIC YOUTH au réveil. La voix est en retrait. Comme morte. Rémanence d’un passé que l’on préfèrerait oublier. Le compagnon de route idéal d’un morceau-titre (en face B) qui explose les canons du genre cold wave post-apocalytique. La plage est nue. Comme vide. Ca me fait vraiment penser à la BO d’Hardware de Richard Stanley. Beauté musicale froide et implacable. Bien cool. / www.myspace.com/nudebeachmusic

UESA GUILBE (26/10/09)

Mouais. L’expérimentation lo-fi aux limites de l’abstraction. J’imagine bien ces morceaux illustrer un film indépendant américain sur les troubles de l’érection d’un adolescent sevré aux FLAMING LIPS et aux bastons dans les bars glauques de sa ville-dortoir. Avec le soleil qui se couche au loin. Et une meuf qui ressemble à rien. Et des parents alcooliques. Et un chien. / www.myspace.com/realgorilla

MILLION YOUNG (02/11/09)

Ambiance tropicale, arpèges finement électrisés, réverbération. C’est un rêve musical ouaté. Les voix partent en couilles, comme quand tu as le rhume mais que tu essaies quand même de chanter juste.Tu essaies, seulement. Le résultat étonne, détonne et dérange. Un Sunndreamm qui sonne comme une après-midi alcoolisée à Hyde Park et un Mien tout droit sorti de l’esprit dérangé de Richard Stanley, créateur du chef d’œuvre de SF Hardware. La musique c’est beau. / www.myspace.com/millionyoungmusic

TAN DOLLAR (09/11/09)

Un trio ricain qui expérimente. Résultat mitigé. Strength est une grosse pièce de marbre, grossière, brute, sans finesse aucune. Background music, comme dirait l’autre. Ice Palace me laisse froid, (huhu), même si je capte un peu le délire « on aimerait bien être NUMBERS et les RADIO DEPT dans la même chanson ». Aussitôt entendu, aussitôt oublié. / www.myspace.com/tandollar

THE PROCEDURE CLUB (16/11/09)

J’aime ce côté administratif et carré. Ca sent bon les cathédrales. JESUS & MARY CHAIN ne sont jamais loin dans le lointain. Les DANDY WARHOLS aussi, même si le CLUB sonne beaucoup plus lo-fi et 80’s. C’est comme écouter de la new wave par temps orageux, à l’abri d’une tonnelle un peu pourrie, avec quelques boissons et une fille en jupe pour te tenir compagnie. C’est bien. Ah oui, c’est même très bien. / www.myspace.com/procedureclub

SORE EROS (23/11/09)

Deux morceaux au bord de la rupture. Deux morceaux au bord du suicide. Guitare, chant et samples. Wire en pense beaucoup de bien, échafaudant des comparaisons avec RED KRAYOLA et PINK FLOYD. Quel honneur. Pas besoin de passer huit mois en studio pour agiter les fêlés journaleux, aujourd’hui le vrai génie se trouve dans la chambre, la cuisine et les chiottes. Il s’enregistre aussi dans la rue. C’est pas faux. Y’a pas de code à respecter ni de démarche à suivre pour devenir le nouveau Demi-Dieu de la musique. Faut juste y croire et la jouer de la façon la plus naturelle qui soit. Ce que fait SORE EROS. Respect. / www.myspace.com/soreeros

BONELESS (23/11/09)

Encore de la musique d’ambiance. Ce n’est vraiment pas du tout mon truc (et encore, je dis ça pour être poli). Heureusement que le disque ne dure que trois minutes. / www.myspace.com/byeboneless

MOSCOW OLYMPICS (30/11/09)

Quittons un instant les Etats-Unis de la musique indé et rendons-nous… au hasard, à Manille. Pour moi, les Philippines, sorti de Cirio Santiago et Eddie Romero, je connais que dalle. Du coup, très content de faire la connaissance des MOSCOW OLYMPICS, je suis. Un trio qui fait de la pop comme ses homologues ricains et suédois. Calmement. Indépendamment. Intelligemment. Intelligiblement. Ca me fait parfois vite fait penser à A SECOND OF JUNE. C’est en tout cas très beau, les deux morceaux présentés sur ce single sont sublimes, le groupe commence à avoir bonne presse en Europe, ça me ferait plaisir de les voir jouer près de chez moi (voire même chez moi) un de ces quatre. / www.myspace.com/moskva80

MEMORY HOUSE (07/12/09)

Détour par le Canada avant de rentrer à la maison. On est en décembre, il fait froid, et ce n’est pas l’électro contemplative et paysagiste de MEMORY HOUSE qui fera quoi que ce soit pour me réchauffer. En fait, la musique du duo est parfaite pour cette période de l’année. J’ai qu’une envie, me mettre en pyjama, me choper une paire de DVD et me foutre sous la couette pour les mater. Dehors, il ne s’arrête plus de neiger. / www.myspace.com/wearememoryhouse

THE BILINIDA BUTCHERS (07/12/09)

Back to America, mofo. Les BILINDA BUTCHERS aiment te faire des clins d’yeux (ils en ont quatre). Rien que dans leur patronyme, déjà. Si celui-ci ne te dit rien, réfléchis un peu. Bon, les deux morceaux ici présents s’éloignent quelque peu de cette référence évidente, préférant les landes de nappes gelées (beat froid, vocaux diaphanes) aux éruptions supersoniques. Une approche très post-moderne, 80’s en diable. En témoigne une reprise clairement nostalgique du This Love Is Fucking Right des PAINS OF BEING PURE AT HEART (un des piliers de la nouvelle scène post-MBV). Tout se rejoint, tout a du sens chez les BILINDA BUTCHERS, rien n’est laissé au hasard mais le groupe garde malgré cela une fraîcheur exemplaire, une spontanéité unique. Top bien, un de mes singles préférés de chez Beko. / www.myspace.com/thebilindabutchers

ROMANTIC STATES (14/12/09)

Atteindre des sommets avec THE BILINDA BUTCHERS puis rejoindre les tréfonds de la médiocrité avec ROMANTIC STATES, tel est le ride complètement autre et excitant que te propose le label de Brest. Un rise & fall étonnant de constance (BONELESS, UESA GUILBE et TAN DOLLAR sont déjà passés par là). Y’a vraiment rien à dire d’intéressant sur ces deux nouveaux morceaux.Bricolage lo-fi qui me donne juste envie d’écouter du métal (ce qui en soi n’est pas un mal). / www.myspace.com/romanticstates

ETERNAL SUMMERS (14/12/09)

Woah. Ca fait plaisir d’entendre un peu de batterie après toutes ces expérimentations, ces semblants de rythme trafiqués à la bouche et ces pilonnages dépressifs et distordus. Deux titres « normaux », format chanson, une jolie voix féminine avec un poil de réverb, un vernis indie 90’s à la PAVEMENT, c’est tout con mais ça marche du feu de Dieu. Le genre de morceaux sur lesquels j’aurais bloqué en 1995. Quinze après, ça me fait toujours le même effet. C’est bon de constater que certaines choses ne changent pas et que je ne suis pas devenu complètement con avec l’âge. / www.myspace.com/eternalsummers

HANGING COFFINS (21/12/09)

Les fous, ils nous collent trois morceaux ! Puis pas n’importe lesquels hein, trois morceaux de garage surf évoluant en une espèce de proto-SONIC YOUTH avec un Thurston Moore enrhumé au micro. Du punk psychédélique comme je l’aime (sauf pour le second titre, gros foutage de gueule bruitiste inutile). Le nom est classe, les types viennent de Portland, leur logo rappelle celui d’ANCESTORS, merde comment ne pas les aimer ? / www.myspace.com/thechineezecutpz

THE DREAMS (21/12/09)

En gros, c’est grâce à Nafi si je fais aujourd’hui un blocage psychotique sur Beko. Je ne le remercierai jamais assez. J’ai eu la chance de faire mon premier concert de MENY HELLKIN avec eux à Strasbourg. C’était à l’époque un gros bordel pas en place, des morceaux bricolés avec amour et fureur, mal joués, pas maîtrisés, bref ça m’a plu sur le moment mais j’en ai rien retenu de plus. Je les ai revu la semaine dernière aux Trinitaires avec SAVAGE REPUBLIC. Grosse claque. En trois ans, leur musique a pris une dimension autre. Un truc de fou. Tes jambes finissent par bouger toutes seules. Les mélodies scotchent. Leurs nouvelles chansons sont des réussites. Ce single ne fait pas exception à cette nouvelle règle (bon ok, la face B est clairement là pour remplir, mais ce Better Dead Than Brian Adams en face A est tout simplement hallucinant). Faut vite sortir un LP. / www.myspace.com/tropicold

MOPPI JA AIVOKUKIAISET (25/12/09)

Le jour de Noël, Reno de Beko était là, fidèle au poste, pour nous livrer son nouveau single. Des Finlandais, histoire coller avec la saison. Humour, j’adore. Un seul morceau (et sa version instrumentale karaocake). J’aime beaucoup la langue. Le Finlandais, ça chante. Bon, c’est pas mémorable mais c’est surtout le clin d’œil que j’apprécie. / www.myspace.com/moppito

WONDER WHEEL (28/12/09)

Orange County. Point d’ADOLESCENTS, UNIFORM CHOICE ou SHATTERED FAITH à l’horizon. Souviens-toi, on cause pop ici. On est même jamais loin d’une version goth opiacée de cette musique de masse. Répétitions, voix de cadavres, mur du son. Deux titres intéressants. Je préfère Another Place à How To Slow Down. Tu sais, le mythe de la face B démentielle qui surpasse le supposé single placé en face A. Face B, face A, putain je me suis déjà pas mal répété depuis que j’ai commencé cette série de chroniques. Normal, je suis pas journaliste, je sais encore moins écrire (m’exprimer à l’oral, je te raconte même pas), ce qui me sauve c’est ma belle gueule et mes deux oreilles de hobbit. C’est quoi le prochain, déjà ? / www.myspace.com/thenogoego

COUGH COOL (28/12/09)

Ah oui, COUGH COOL. Tousse avec classe. La drogue c’est bien, THE XX c’est bien, la hype est en route (y’a un split avec GANGLIANS dans les tuyaux). Dan Svizeny fait du doom avec un synthétiseur. Ou du black métal un peu blue. On dirait Rachel Bolan de SKID ROW avec ses cheveux longs. Drôle. / www.myspace.com/coughcoolmusic

THE NEW LINES (04/01/10)

Oula, vas-y que je te sors la grosse artillerie. Deux morceaux qui crient BEAAAAAACH BOOOOOOOOYS et PIIIIIIIIIINK FLOOOOOOOOOOYD sur toutes les plages d’Islande. Le son est beau, le seau est bon. Rien à dire, c’est juste bien au réveil le matin, ça te transporte ailleurs, loin de ton quotidien de merde, avec classe (le xylo, la harpe synthétique) et simplicité. J’en demandais pas plus. Si, peut-être un ou deux refrains accrocheurs. / www.myspace.com/thenewlines

MELODIUM (11/01/10)

Je connaissais Imodium, voici venir MELODIUM. From Angers, fellas. Très loin des THUGS et des DIRTY HANDS, plus proche de HOOD le Laurent Girard (unique membre de ce joli projet). De la belle folk électronique et instrumentale répétitive. Une idée, un riff, des ornementations simples. Musique extrêmement cinématographie, la référence CRËVECOEUR dans le sillage (surtout sur Are You Scared ?). Cool comme chanter Papapapa à tue-tête. / www.myspace.com/melodiumbox

DEVICES DISGUIDED (18/01/10)

En 2010 les robots ont définitivement pris le contrôle de la production musicale, de sa création à sa commercialisation. Celle-ci s’est tellement déshumanisée en cinquante ans qu’on ne se pose même plus la question de savoir qui en est responsable. Pas un humain, en tout cas. / www.myspace.com/devicesdisguided

SUNDAE (18/01/10)

Des Espagnols, pour changer. Ola NUEVA ORDEN, qué tal ? Jajaja muy bien muy bien ! Une cerveza, por favor ! Et voilà, c’est à peu près tout ce que je sais dire dans cette langue. Pas faute de me baffrer de peliculas para no dormir, pourtant. / www.myspace.com/sundaeordie

EXPENSIVE LOOKS / PUBLIC SAFETY (25/01/10)

Où Beko trompe le monde avec un split single. Bien installés dans une routine confortable, les deux Français me surprennent avec cette vingt-sixième sortie. EXPENSIVE LOOKS (from New-York) nous offre une odyssée électronique et spatiale intense, proche de PIL en plus VELVET UNDERGROUND. SONIC YOUTH n’est jamais loin. PUBLIC SAFETY (from Amherst) balance une boulette disco house déviante et mutante comme je les aime. Efficace et dansante. / www.myspace.com/expensivelooks + www.myspace.com/safeinpublic

BATHCRONES (25/01/10)

Très Badalamenti meets les DROIDS, ce début de morceau. Baléarique, comme disent les professionnels de la musique. Un trip aux Bahamas sous ecstasy gelé. / www.myspace.com/bathcrones

Toutes ces merveilles sont à télécharger gratuitement sur www.beko-dsl.com

5 commentaires:

Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…

ouais y'a des trucs pas mal mais pour un label qui se trouve en france il n'y a aucun groupe français...

buddy satan a dit…

Faux : Splash Wave, les Dreams et Melodium sont français.

Anonyme a dit…

ok me suis mal exprimé qui chante en français, enfin bon on s'en fout chouette label. Particulièrement apprécié Death and Vanilla. Chouette blog aussi ;-)

buddy satan a dit…

Héhé ok j'avais pas compris. Merci ;-)